Les
humeurs de Toussaint Pothin
Le
bloc-net du lundi 21 mai 2001
Allez
savoir ce qui se passe ; il semble qu'il y ait
de l'électricité dans l'air lyonnais ! Coupet
et Dhorasso ne s'adressent plus la parole
depuis qu'ils ont failli en venir aux mains
l'autre jour. D'ailleurs, Dhorasso ne fera pas
faire de vieux os à l'OL. Dommage !
Bideau
et Dubernard ont également eu des mots durs l'autre jour au
Conseil Municipal, pourtant ô combien consensuel. L'un traitant l'autre
de menteur. Ça promet, et le groupe des 10, qui ne pèse déjà pas
lourd, pourrait bien se réduire, à moins qu'il n'explose.
Ça
n'a pas l'air de marcher très fort non plus entre Manu et Ishida,
les duettistes d'En mets, fais ce qu'il te plaît, un fameux
resto que je vous avais recommandé il y a quelques semaines. Il semble
que nos deux amis se sépareront bientôt.
Allez-y
pendant qu'ils sont encore là tous les deux. Après, même si l'on peut
penser que le chef japonais sera toujours aussi bon, il est à craindre
qu'on ne retrouve plus la même ambiance à la rentrée.
Et
si on organisait une pétition pour qu'ils restent tous les deux ! Envoyez
vos messages à Lyonpeople ; on leur transmettra.
Santini,
lui, s'il n'est fâché avec personne, n'en pouvait plus de la pression
subie ces derniers mois, et sans doute parce qu'il a beaucoup souffert des
critiques parfois monstrueuses des journalistes mais aussi des supporters,
il voulait rendre son survêtement milieu juin pour prendre une année
sabbatique. C'était comme si c'était fait. Rien ne semblait pouvoir
remettre en cause sa décision mûrement réfléchie. Et puis, ce fut la
volte-face de samedi.
Les sirènes du coffre-fort de l'OL ont-elles eu
raison de la sagesse légendaire de Jacquot ? Dès que je sais quelque
chose, je vous raconte.
Buffet,
vous savez, l'imposant "jeune loup" RPR qui joue les armoires à
glace et qui n'a pas l'air commode, a mis en colère Da Passano et
Bideau en les traitant de traîtres. Ceux-ci réclament des excuses ou
menacent de lui faire un procès.
Décidément,
notre ex-Adjoint aux Sports, promu récemment vice-Président du Grand
Lyon, est sur tous les coups. Profitons-en pour en faire la star de cette
chronique, lui qui est souvent oublié ou brocardé par les journalistes
qui, manifestement, ne le portent pas dans leur cur !
Sans
doute l'égocentrisme de notre ex-Adjoint aux Sports et aux Grands Travaux
(surnommé par certains "Moi Je") explique-t-il ce manque
d'amour. Ses sautes d'humeur n'ont sans doute rien arrangé. N'empêche,
quand on se souvient des procès faits à Alain Bideau par la
presse sportive lyonnaise en général, parce que l'Adjoint aux Sports
refusait des subventions à Christophe Geoffroy, Président du Hockey
Club, nos journalistes, volontiers primaires, voyant là une rivalité
entre l'Adjoint aux Sports de Raymond Barre et celui qui se voyait bien le
futur Adjoint aux Sports d'Henry Chabert ! En réalité, Bideau
contestait la gestion approximative de Geoffroy et se méfiait d'un
personnage qu'il jugeait en privé comme peu sûr et même douteux.
Les
journalistes qui, aujourd'hui, relatent les malheurs de Geoffroy,
poursuivi par la Justice, pourraient faire leur mea culpa et présenter
des excuses à Bideau. Mais a-t-on déjà vu un journaliste volontiers
infaillible reconnaître ses erreurs ?
Toujours
à propos de Bideau, on aura constaté que depuis quelques semaines, il
porte une cravate orange, comme les candidats de la gauche plurielle aux
dernières élections. Est-ce un signe de connivence ? L'a-t-il empruntée
à son ami Buna qui préfère le vert et n'aime pas trop les cravates ?
Pas du tout, s'il vous autorise à toucher le tissu, vous constaterez que
notre homme est bien toujours à droite, puisque la cravate n'est pas en
tergal de gauche mais bel et bien en soie naturelle. Quant à lui, il
"rayonne", bien sûr !
A
noter que notre homme est encore plus exceptionnel qu'il ne le croit
puisque le week-end du 8 mai, il a prouvé un don d'ubiquité réservé
aux dieux en étant présent à la fois au Stade de France, dans le TGV du
retour avec le staff de l'OL, puis aux festivités lyonnaises du dimanche,
et dans le Luberon où un fin limier prétend l'avoir repéré. Chapeau,
l'artiste !
Il
y a longtemps qu'on n'avait pas vu André Soulier aussi heureux. A croire
que si la vengeance est un plat qui se mange froid, elle donne la pêche
aux avocats.
Heureux
de voir son ami Da Passano aux premières loges ou, plutôt, de constater
que son ennemi intime, Christian Philip, est dans les choux ? Allez savoir
!
A
propos de Christian Philip, il se dit dans les tribunes du Club des Cents
(oui, oui, avec un s, c'est comme ça !) que notre ex-Premier Adjoint est
de plus en plus contesté au sein de l'UDF (certains parlent même de
faire dissidence et de quitter le groupe des 10 à la mairie) et qu'il
pourrait perdre le Sytral. Si cela se confirmait, son papa risque de
l'engueuler une nouvelle fois. A moins qu'à titre compensatoire, on lui
refile la présidence de Lyon Parc Auto. Décidément, quand on est
dans les hautes sphères, il y a toujours des arrangements avec le ciel.
J'attends avec impatience l'interview sur TLM où notre avaleur de
couleuvres en chef nous dira tout le bien qu'il pense des autos, devenues
son gagne-pain, alors que le Président du Sytral faisait tout pour les
faire disparaître du paysage.
A
suivre, Le
bloc-net du 14 mai 2001
page
suivante
|