Texte : Morgan Couturier – Inaugurée en 2013, le parterre de la gare des Brotteaux est depuis, strictement réservée aux piétons. Pour les besoins de son magazine Met’, la Métropole de Lyon a pourtant décidé de transgresser les règles.
Méconnaissance ou pure provocation ? La question a naturellement traversé l’esprit de quelques élus d’opposition, lorsque le dernier numéro du Met’ (le magazine de la Métropole de Lyon), a laissé apparaître deux cyclistes sur la place du Général Brosset. Deux utilisateurs de vélo’v, dont la présence sur ladite place n’est pourtant pas autorisée.
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Seule consolation, on a échappé au 5eme portrait de Bruno Bernard en couverture
Si l’image est « esthétiquement plaisante », comme le reconnaît Pascal Blache, le maire de l’arrondissement concerné, « cette interdiction n’est pas arbitraire, mais vise à garantir la sécurité de tous les usagers de cet espace public », assure-t-il.
« Cette décision risque d’encourager des comportements dangereux »
Choisir « une activité illégale » est donc « surprenant, voire préoccupant », dixit l’édile du 6e. Cette « Une », a au moins pour elle, le fait de faire réagir. En choisissant les terres de l’un de ses opposants, attaché qui plus est à l’usage de la voiture, la Métropole de Lyon semble jouer la carte de l’offensive. Et donner raison à son vice-président, délégué à la voirie, Fabien Bagnon, lequel n’a jamais caché sa volonté de donner une priorité absolue aux cyclistes.
La pratique du vélo est strictement interdite sur la Place Brosset. Cette interdiction vise à garantir la #securite de tous les usagers de cet espace public. Il est surprenant que le @grandlyon choisisse de promouvoir une activité illégale sur la couverture de son magazine. 🤔 pic.twitter.com/y0qmeSypmO
— Pascal Blache (@p_blache) February 20, 2025
« Cette décision envoie un message contradictoire à nos concitoyens et risque d’encourager des comportements dangereux », pointe encore Pascal Blache, surpris de ce laissez-passer. Une nouvelle démonstration que les règles s’appliquent au bon vouloir des écologistes. Au nez et à la barbe de leurs adversaires.
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