
Par James de Santrois
Lyon a renoué, l'espace d'une soirée, avec les grandes fêtes élégantes. Pour un peu, un an jour pour jour après la faillite de Lehman Brothers, on se serait cru dans le monde d'avant. Lundi 14 septembre 2009, à une encablure de La Sucrière, la maison lyonnaise Zilli recevait les artistes de la Biennale d'Art Contemporain et les happy few lyonnais. Grandiose !
Autant vous dire qu'un chroniqueur de Lyon People est souvent blasé face à des soirées qui ont toutes tendance à se cloner. Lundi soir, au confluent, Zilli recevait pour une grande fête comme nous les aimons. Fidèle à la fameuse "singularité du détail" de ses créations, la maison lyonnaise, première marque française d'habillement masculin de grand luxe, a réussi la rare alchimie qui transforme une soirée en moment de pur plaisir et de convivialité. Artistes de la Biennale croisaient au détour des buffets Jean-Jack Queyranne, Gérard Collomb, mais aussi le promoteur immobilier Jean-Christophe Larose, dont le futur siège social sera l'un des immeubles marquants de la Confluence, Roland Tchenio, le patron de Toupargel ou encore Michel Margnes, le président de la Compagnie Nationale du Rhône. "La thématique de la Biennale 2009 – Le spectacle du quotidien – aurait pu être le nom d'une de nos collections de vêtements, confie Alain Schimel, président de Zilli. Tels des artistes, nous proposons aux hommes que nous habillons des pièces uniques, réalisées à partir des plus belles matières et des peaux les plus rares que nos artisans mettent en scène au quotidien."
Le tout Lyon avait donc répondu à l'appel du carton noir, siglé du célèbre lingot. Quelques heures avant le coup d'envoi, Nicolas Le Bec tremblait dans ses cuisines. Plus de 1 400 personnes attendues dans ce qu'il a pompeusement baptisé "La rue Le Bec", dont une partie de ses clients habituels, l'affaire était rude ! Pas le droit de décevoir. Heureusement, l'ambiance fut bon enfant, à mille lieux du cocktail guindé. Il flottait dans l'air comme un parfum d'insouciance, bien loin de la crise et des ravages annoncés de la grippe. L'été indien ? Caroline Auclair et Ann Lière, bottes rouges et casaque noire, envoyaient bises à qui voulait tandis que le Préfet de Région, Jacques Gérault, chassait les possibles miasmes à grande lampée de Moulin à Vent ! De son côté, Denis Broliquier avait méthodiquement décidé de faire un sort au buffet de crevettes, seul aliment light avec les huîtres, pour celui qui entend conserver un poids de compétition en prévision des futures échéances électorales.
Michel Côté, directeur du futur Musée des Confluences (sic), regardait avec envie les immeubles presque hors d'eau qui l'entouraient alors que son musée est encore dans les limbes du Rhône. Plus drôle, Geneviève Watine assurait ses arrières en faisant le tour des promoteurs pour leur demander de lui dégotter fissa un appartement. Il faut dire que son Trésorier Payeur Général de mari prend sa retraite dans quelques semaines. Il serait dommage que l'ex-grand argentier de la région se retrouve SDF ! A-t-elle pensé à demander à Franck Ponsonnet, le directeur général de Diagonale ? La rédaction tient son numéro de portable à la disposition de Geneviève ! Le critique d'art redouté, Alain Vollerin, passait de groupes en groupes, appareil photo en main. C'était l'un des rares à avoir pris le temps de visiter les trois étages de La Sucrière avant le cocktail.
Agnès Varda, coupe au bol et coiffure bicolore, conversait avec Gérard Collomb sous l'œil protecteur des deux élues déléguées aux petits fours Nadine Gelas et Evelyne Haguenauer, de vert et rose vêtues. On aurait dit des chamallow ! Benoit de Valicourt, directeur de la communication de Zilli, passait de la mezzanine à l'escalier, cherchant le meilleur point d'observation pour contrôler le bon déroulement de la soirée pendant qu'Ali Afshar, directeur général de La Reine Astrid tentait de piquer des idées pour ses futures manifestations. Thierry Raspail, directeur artistique de la Biennale, était à la fête, entouré de Georges Képénékian, adjoint à la culture, de son prédécesseur, Patrice Béghain, de Francesco Bonami, directeur du musée d'art contemporain de Chicago et de l'équipe de la Biennale qui arrosait un succès annoncé.
La projection diapos, c'est maintenant !
Biennale d'art contemporain






































Dommage que vous n’ayez pas pris de photos des gens chics…