Par Alain Vollerin
Moi, chez les Loren, celle que j’aime c’est Sophia. Si, j’étais d’une autre génération, je choisirais peut-être Catherine Zeta-Jones.
Encore qu’il n’y ait plus d’âge pour rien aujourd’hui et que tout soit possible, même pour des crétins de gauchos de demander des comptes à l’Etat sarkozyste sur une rupture de commissions. Et si on demandait à Lionel la manivelle, ou bien encore, si on en parlait à travers l’Au-Delà au fondateur de Télé-Chat, l’ami Roland Topor qui aimait tellement les grands vins de Bordeaux. C’est en tous cas ce qu’il m’offrit lorsque nous nous rencontrâmes dans son appartement parisien à deux pas de l’ancienne ORTF. A chacun ses références. La folie désormais est ordinaire. Nous vivons comme des fous, nous pensons de même, et pour le reste, je n’ose pas vous le dire, car vos enfants nous écoutent, peut-être. Il faut bien dire peut-être. Tout au conditionnel, plus rien dans la certitude depuis que l’euro nous a rendu plus pauvres que des serfs au moyen-âge. Cette année, le beaujolais est très bon, en tous cas celui que servait Frédérique Cueille le soir du vernissage. Je n’étais pas là. Je l’ai goûté deux jours plus tard. Excellent, c’est vrai. Il y en a toujours du mauvais. Hélas ! C’est ainsi. Quand je vous dis que le monde est fou.
Loren est un des organisateurs de la Biennale d’art hors les normes sur les bords de la piscine du Rhône qui fut olympique en son temps. Comme moi même, elle aurait besoin d’une remise aux normes. Dans cette biennale, il y a tout, et beaucoup de mauvais, des suiveurs de tous acabits, pas facile de choisir. Frédérique eut la main heureuse en sélectionnant Odile Vailly et ses dentelles de fil de fer, Sophie Herniou et ses sculptures ludiques évocatrices parfois des jeux et des rites moyenâgeux. Décidément, on y revient toujours, et le frère de Sophia, le truculent Loren dont les compositions ont quelque chose des aquarelles du romancier américain Henry Miller, très admiré par Irving Stettner assidûment exposé par notre ami le tout en rondeurs Paul Mouradian, trop tôt arraché à notre affection. Comme chez Stettner, la couleur chante dans l’œuvre de Loren qui décrit en les parodiant des phases de la vie du Christ dont la Nativité, l’Annonciation, la Cène, etc. L’aventure des outsiders continue. Je ne me risquerai pas à vous donner le tiercé gagnant.
Jusqu’au 18 décembre 2010
"Singuliers, Pluriel" Odile Vailly, Loren, Sophie Herniou
La Galerie-l’Atelier
73, rue Pierre Morin à Villefranche sur Saône – 04 74 62 32 50
Mardi et mercredi 15h30 à 19h 6 jeudi, vendredi et samedi 10h30 à 12h – 15h30 à 19h
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