Décidément les journalistes locaux ne peuvent pas se passer d'Azouz Begag et pire encore ils gobent sans retenue toutes ses élucubrations. La semaine dernière il partageait un couscous avec les candidats de gauche du 3ème, Th. Philip et N. Belkacem accompagnés par J.L Touraine, la presse locale au complet s'est sentie obligée d'être là pour entendre, sans broncher, Begag déclarer : « Je soutiens une liste de gauche par fidélité à mes convictions ». Des convictions Begag ? Lesquelles ? Celles qui l'ont conduit au gouvernement de Chirac et de Villepin ? Celles qui l'ont amené derrière Bayrou après avoir des années durant jouer les compagnons de route de la gauche. Les convictions de Begag tracent un parcours des plus tortueux. Mais qu'importe, lui s'y retrouve dès lors que l'on parle de lui. Car le seul programme de Begag c'est Begag lui-même. Thierry Philip et ses amis s'en sont d'ailleurs aperçus lors de ce fameux déjeuner : Begag n'a parlé que de lui au point que l'on puisse s'interroger sur la présence à ses côtés de ces candidats véritables figurants dans le grand cirque « begaguien ». Cette semaine c'est le Progrès qui prend le relais dans une interview où Begag n'a rien à dire sinon qu'il en veut à Mercier car celui-ci « voulait l'abaisser », toujours l'égo en avant. J'ai, pour ma part, beaucoup de mal à comprendre comment ce clown même pas sympathique attire à ce point les média. Je ne trouve rien de concret derrière ses mimiques excessives et l'éternelle victimisation qu'il affiche. A l'entendre, Sarkozy et maintenant Mercier ont voulu sa mort politique, mais que faisait-il avec ces hommes au nom de ses « convictions de gauche » ? Comment voulait-il faire avancer des idées ? Mais quelles idées puisque Begag n'en affiche aucune comme en atteste, son passage au gouvernement. C'est bien pour ça d'ailleurs qu'il s'en prend aux individus à coup de romans vite écrits et aussi vite édités puisque l'homme passe bien à la télé et qu'il a donc quelques chances d'en vendre un peu. Voilà peut-être pourquoi les journalistes lyonnais lui courent après. Dommage qu'ils manquent à ce point de discernement car dans la vie réelle, celles des quartiers on est plus clairvoyant comme à Vaulx-en-Velin, où on avait constaté son inconséquence déjà lors des événements de 1990, et où, au moment de sa nomination au gouvernement, on l'avait surnommé « Azouz le Gag ».
DESASTRE
El Païs, La Stampa, l'International Herald Tribune, The Observer ou encore Diaro de Noticiàs, ce n'est pas de vulgaires tabloïds anglais dont il s'agît mais de fleurons de la presse européenne et tous appuient où ça fait mal à savoir sur les frasques de Nicolas Sarkozy. « Sarkozy ce grand malade » titre l'un à propos de ce président atteint « d'une incurable hypertrophie de l'égo », ce président français qui « se vautre dans l'exhibitionnisme et rabaisse la république au niveau de Monaco ». « L'homme qui ne savait pas être président », ajoute l'autre, « on ne joue pas avec les enfants de la Shoah » affiche un troisième. Il devient particulièrement pénible de lire au rythme des frasques de Nicolas Sarkozy des propos, malheureusement fondés, sur la lente dégringolade de la France aux yeux du monde. Propos corroborés par Sarkozy lui-même dans une déclaration faite à Yasmina Reza pour son livre sur la campagne présidentielle : « J'ai rêvé d'être là où je suis. J'y suis. Et ça ne m'excite pas. C'est dur. Ca y est, je suis président. Je ne suis plus dans l'avant. » Et le journaliste qui reprend ce passage d'ajouter : « Nicolas Sarkozy se retrouve donc dans le maintenant. C'est peut-être là tout le problème, et un problème pour lequel il ne trouve pas de réponse satisfaisante. » Voilà qui vient en écho à la formule de Christian Salmon dans Le Monde : « La France n'a pas élu un président, mais un sujet de conversation » dur, très dur et même inquiétant. Alors comment ne pas adhérer à cette analyse aussi pertinente que cruelle de Mario Soàrès, l'ex président portugais : « Six mois ont suffi pour que les Français, avec leur rationalisme cartésien, comprennent que l'erratique, tourmenté et imprévisible Nicolas Sarkozy sera certainement un désastre pour la France »
INSISTANCE
Il a fait couler beaucoup d'encre l'appel lancé par Marianne alertant sur les dérives du Président et les risques qu'elles entraînent pour le bon fonctionnement du pays. Les escadrons de l'UMP sont montés en ligne : normal. Mais que la gauche institutionnelle à l'image de François Hollande ou de Julien Dray emboîte le pas est plus troublant. D'ailleurs, pour une fois je ne suis pas d'accord sur ce point avec mon ami Jean-Yves Secheresse qui, sur son blog, brocarde cet appel. Il a tort, ils ont tort et l'actualité de la semaine me conforte dans ma position d'approbation de ce texte. Comment ne pas s'inquiéter, par exemple, lorsqu'un Président de la République tente de contourner une décision du Conseil Constitutionnel. Outre l'embarras dans lequel il met le premier Président de la Cour de Cassation en l'appelant à la rescousse, il y a là un acte inacceptable. La constitution est ainsi faite et pour la changer il y a des procédures établies que Nicolas Sarkozy connaît bien pour les avoir mises en œuvre lors de l'adoption du mini-traité européen. Hors de cette voie une seule attitude sied au Président, faire respecter la Constitution en prenant appui sur les avis du Conseil Constitutionnel dont c'est la raison d'être. Tenter de passer outre, même en biaisant, n'est pas acceptable. Le faire au nom des victimes c'est les prendre en otage et appeler l'émotion à la rescousse est indigne. Chacun sait que la victime d'un drame n'est pas en état de réfléchir et que c'est le sens de la civilisation que de se donner le temps du recul et de la réflexion avant de légiférer. A ce rythme de dérive je commence à penser que les appels ne suffiront plus et que s'annonce le moment de réfléchir à la manière, constitutionnelle, d'interrompre le mandat d'un président devenu véritablement dangereux pour le fonctionnement même des institutions.
tout à fait d’accords, cet appel est une bonne chose.Par ailleurs Begag est un garçon sympa mais qui a du mal à voir parfois que la politique c’est sérieux. http://www.romainblachier.fr
Begag ;le Lucky Luke de la politike :il retourne sa veste plus vite ke son ombre !! affligeant….. il dessert plus kil ne sert la cause des immigres